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La Voix du Nord (22 mai 2008) Lille
- EXPOSITION -
Une deuxième édition du
Très Artistique Festival réussie
Le public est venu nombreux au vernissage de ce festival d’arts.
L’Ecole supérieure de communication de Lille accueille actuellement dans ses locaux la seconde édition du Très Artistique Festival.
Organisé par des étudiants de troisième année - spécialité chargé de communication ou création graphique -, le Très Artistique Festival permet à des artistes d’investir les murs de l’école et de présenter leurs créations au grand public, ainsi qu’aux acteurs économiques et culturels de la région. Autre point, l’organisation de ce festival et la recherche d’artistes et de partenaires permettent aux étudiants de mettre en avant leurs compétences. Cinq d’entre eux - Sarah Bekhiekh, Caroline Dimpre, Marie Duval, Fanny Juillard, Charlotte Riou et Samuel Turpin - ont donc travaillé en conséquence et proposé comme thème « La face cachée du nu ».
Bodypainting
Un thème qui a interpellé des artistes régionaux ou nationaux. Eric Bourdon, jeune artiste peintre lillois reconnu qui expose à la galerie Schèmes et à New York, et Dorine Roussel, photographe qui a remporté une publication dans le magazine Photo lors du 27e « Plus grand concours photo du monde », étaient de la partie. Au travers d’une installation liée au bodypainting et de très belles photographies, les deux artistes ont rassemblé leurs talents pour faire découvrir leur perception du corps. Ils ont abordé la nudité avec une grande sensibilité, en plaçant le corps dans un contexte urbain. [...]
Le directeur d’Esupcom, Bruno Vreux, était particulièrement satisfait du travail des élèves et notamment de la sélection des artistes qui ont séduit et interpellé les visiteurs.
J-.M. DUM. (CLP)
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La Voix du Nord (6-7 avril 2008) Arras
- PEINTURE -
Aujourd’hui et demain, à l’hôtel de ville,
la solidarité, on peut la voir en peinture
Le 21e Salon de printemps du Lions-club 'Vimy la Gohelle en Artois' a été inauguré, vendredi soir, à l’hôtel de ville, par Christine Caron, présidente, et Didier Dewulf, de la galerie Schèmes (Lille).
Sous les Hoffbauer [l'oeuvre de Charles Hoffbauer], d’autres Maîtres de la peinture contemporaine s’affichent au public. De la peinture léchée d’un Boleck Budzyn [...] aux exercices de style de Jean-Claude Dailly [...] on peut aussi sourire devant les peintures aux stéroïdes de Pascal Feutry ou les jeux enfantins d’Eric Bourdon.
On trouvera aussi des toiles de Monelle Binet, Pasek, Pentel, Augustiniak, Vincent Ducourant, Michèle Van Cotthem, des huiles sur carton de France-Lyne Champagne [...] Les toiles sont en vente. Une partie des sommes sera destinée aux actions caritatives du Lions.
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Photo #446 (janvier-février 2008)
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Cette photo de Dorine Roussel a remporté une publication
dans le magazine PHOTO,
lors du 27ème “plus grand concours photo du monde”
(50.000 photos, 70 pays)
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La Voix du Nord (5 juillet 2007) Roubaix
- DÉCOUVERTES -
EXPOSITION DE FIN D’ANNÉE À L’ÉCOLE QUINET-BERT
Cette exposition qui a été proposée jusqu’au 3 juillet, était une présentation des travaux de peinture des élèves de CP de la classe d’Alexandre Classiot à la suite des interventions hebdomadaires en arts plastiques de l’artiste Eric Bourdon.
Eric Bourdon, peintre autodidacte de 28 ans, a dû analyser sa propre technique de dessin, développée depuis 10 ans, pour pouvoir la rendre communicable à des élèves de CP, afin qu’ils puissent la réutiliser à leur niveau. Cette transmission s’est faite en plusieurs étapes. Il a fallu d’abord, pour les éveiller, amener les élèves à découvrir les oeuvres de grands peintres connus avec leurs techniques propres que les enfants devaient reprendre à leur manière. Joan Miro a été utilisé ensuite pour son travail sur les traits et sa correspondance spéciale avec les oeuvres d’Eric Bourdon montrées aux enfants.

L’idée générale était de tracer sur une feuille blanche des traits au hasard pour trouver ensuite des personnages inédits en y rajoutant des éléments leur donnant une identité (yeux, bouche, oreilles, jambes...). De cette manière simple, les enfants ont développé des capacités d’improvisation graphique sur la base d’un chaos contrôlé. Cette astuce permet de contourner l’éternel blocage de la « feuille blanche ».
La véritable créativité picturale est devenue accessible à des enfants de 6 ou 7 ans, comme le démontrent les travaux exposés. Les différentes étapes ont amené les enfants à travailler de manière individuelle, puis par groupes de 3 sur une grande feuille, en passant par une mosaïque de dessins formant un robot soutenant les toiles du peintre, pour aboutir à un travail purement collectif qui est le point culminant des interventions puisqu’il s’agit d’une véritable grande toile de peintre [1mx1m] à laquelle chaque élève a participé : « Le fantôme fait peur au géant ». Un travail final qui montre l’implication des enfants.
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Arts : Le chaos rigolo d'Éric Bourdon
Janvier 2006, Paul Masquelier, rédacteur en chef de Krisis, dans la revue 'Éléments' (#119)
L'actualité symptomale d'Éric Bourdon
Le peintre Éric Bourdon est à l'image de sa génération. Il réfléchit à travers sa peinture sur le monde qui l'environne, il s'en moque avec cynisme, mais on ne sait trop s'il s'en abstrait ou s'il souhaite seulement se tenir à l'écart de ce qu'il dénonce apparemment. Sans doute est-ce là aussi tout l'intérêt de ses tableaux. On y voit se refléter, mieux qu'en bien des livres d'analyse, tous les tourments et toutes les contradictions, mais aussi toute la joie et toutes les aspirations d'une jeunesse qui exprime sa "fureur de vivre". En un sens, James Dean n'est pas loin derrière ces toiles où le drapeau américain coule comme un torrent de larmes et de sang, mais où s'expose aussi, avec une naïveté qui manquait à Warhol, la fascination d'un artiste pour les mythes qui nous conditionnent. L'hommage aux teletubbies, qui se cachent parfois parmi ces personnages déjantés et picassiens que sont les "femmes sans tête" et autres "vaches volantes", n'est pas seulement une marque d'humour; elle traduit l'incapacité vécue et assumée d'un jeune homme à sortir de l'enfance, la passion infantile que, comme des dizaines de milliers de Français de son âge, le peintre a sans doute voué à cette série produite aux Etats-Unis à destination des enfants de moins de trois ans...
Le chaos l'emporte sur le sens
C'est aussi l'époque qui parle à travers lui lorsque de ravageurs autoportraits montrent l'artiste souriant vers le spectateur, les dents brossées au wonderbright, le corps probablement plus musclé que de raison. Mégalomanie ou critique de la vanité? Un peu des deux, en somme. La dérision exclut paradoxalement ici toute remise en cause de ce dont on se rit, dans un style qui ne définit que trop bien le jeune art contemporain: ainsi chez le cinéaste Quentin Tarantino, qui ne caricature les seventies que pour les aimer, et singe leur violence sans pour autant la juger (ni en bien, ni en mal). Le pastiche, pour reprendre la formule du culturaliste américain Frederic Jameson, se substitue à la parodie. Le chaos l'emporte sur le sens.
À cette actualité symptomale de l'oeuvre répond à l'inverse une certaine nostalgie formelle. Non pas vers les canons du grand art des classiques, qui semblent décidément irrécupérables par les modes de pensée d'aujourd'hui, mais vers ces expériences exubérantes de l'art du début du XXe siècle, cubisme et surréalisme en tête. Voilà encore un trait de notre temps: la rétrospective et le mélange deviennent des principes, et les critères du goût sont définitivement flous.
Les tableaux de notre peintre sont maintenant vendus dans plusieurs galeries de la capitale et de province, mais aussi à Boston: une amorce de succès se dessine donc pour lui. Certains le regretteront. D'autres se diront qu'en plus d'être instructives et de valoir comme symptômes, ces toiles ont l'infini mérite de rappeler que, malgré notre mal de vivre, nous pouvons encore trouver quelque ferveur dans le regard que nous portons sur les choses. Allez, elles ne filent pas le bourdon, les toiles de l'ami Éric!
Paul Masquelier
> http://www.labyrinthe.fr
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La Voix du Nord (9 juin 2002) Lille
A LILLE, ERIC BOURDON ET ROBERT-HENRI CLAISSE CHEZ SCHEMES
LE CHOC DES GENERATIONS
Avec une double exposition présentant Robert-Henri Claisse et Eric Bourdon, c'est un peu le choc des générations que propose la galerie lilloise Schèmes.
A 83 ans, le premier n'en finit pas d'explorer Venise et les Cyclades, n'hésitant pas à reprendre des ébauches de tableaux d'il y a vingt ans. "Si j'ai débuté dans l'abstraction, je reviens aujourd'hui à la figuration, la construction, la perspective" explique le peintre qui a travaillé avec Jean Dubuffet. "En vieillissant, je reviens à des tonalités plus lumineuses".
Le second est un jeune homme de 23 ans qui s'est lancé dans la peinture il y a quatre ans. Alors qu'il prépare une licence de philo, il dessine sur ses copies à l'université. Très vite, il trouve un ton qui séduit le patron de la galerie de la rue de l'Hôpital-Militaire. Lequel n'a pas été le seul à lui donner sa chance puisque deux galeries parisiennes et une autre à Boston l'accueilleront prochainement. A mi-chemin entre surréalisme et cartoon, la peinture d'E. Bourdon est colorée, drôle. Truffée de références genre Shadoks et de personnages cocasses. Pour Robert-Henri Claisse, "C'est un autre monde" .
J.-M.D.
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La Voix du Nord (16 mai 2001) Lille
Huit nouveaux chez les artistes indépendants
Le groupement des artistes indépendants lillois, dirigé par l’artiste Donato Ortéga, se porte toujours aussi bien. Samedi, il a procédé à l’examen des cinq oeuvres proposées par les vingt-cinq nouveaux candidats désirant entrer dans ce groupe prestigieux. [...] les artistes venaient de tout le département [...] avec un détour par la Belgique.
Devant les oeuvres délicates comme le Petit Quinquin de Madeleine Kinoo ou la beauté de ligne des sculptures de Gabriel Guliani, devant la diversité des styles et des techniques, le jury composé de dix artistes, eut fort à faire, mais il fut impitoyable. Seuls huit artistes sur vingt-cinq obtiennent le label convoité des artistes indépendants lillois. Il s’agit de MM. et Mmes Paradis, Goditiabois, Finance, Mulliez, Delanoy, Gouya, Guliani, et de celui qui devient ainsi le benjamin des artistes indépendants lillois, Eric Bourdon.
Ces huit artistes seront donc la nouveauté du 68e salon des artistes indépendants lillois [...]
J.-P.L.
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La Voix du Nord (mai 2000) Villeneuve d'Ascq
Un jeune homme décidément très créatif
Après sa période Miro et sa période Picasso – les maîtres espagnols qu’il admire le plus, sans oublier Dali – [Eric Bourdon] attaque sa période plus personnelle : un enchevêtrement de petits motifs variés et figuratifs, couvrant toute la toile, avec des couleurs vives à l’huile ou, moins toxique [...] et séchant plus vite, à la peinture acrylique.
Il a découvert la peinture il y a deux ans. Elle est vite devenue une nécessité vitale !
[...] l’artiste, qui n’a pas qu’une corde à son arc, puisqu’il a aussi publié un livre, Hors-Sujets (Editions Sils Maria), sur le thème de la création artistique. Un second livre doit suivre. Voilà un jeune homme décidément très créatif !
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